
Depuis 2022, le Centre Hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges (CHIV) est autorisé à réaliser des prélèvements de tissus. À ce titre, une Coordination Hospitalière de Prélèvement de Tissus a été mise en place.
En 2022, 39 dons de cornées ont été réalisés. Cette activité est en constante progression : 41 dons en 2023, 38 en 2024 et 62 en 2025.
Le don de têtes fémorales, effectué lors d’interventions pour la pose d’une prothèse de hanche, a été initié en 2024 avec 11 dons. L’activité a connu une progression significative en 2025, avec 27 dons réalisés sur l’année.
L’année 2025 marque également le début de l’activité de don de vaisseaux, avec 2 dons de veines et 1 don d’artère effectués.

En partenariat avec le CHU Henri-Mondor, notre établissement assure la prise en charge des donneurs potentiels d’organes. Les prélèvements sont réalisés sur le site du CHU.
Le CHIV n’est pas un centre greffeur.
Un lieu de mémoire , situé en face de l’entrée de l’UHCD, rend hommage aux donneurs d’organes et de tissus qui ont permis de sauver ou d’améliorer des vies.
Connaître et faire connaître sa volonté, c’est permettre qu’elle soit respectée
En France, la loi de Bioéthique encadre le don, le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus. Elle repose sur trois principes fondamentaux : l’anonymat, la gratuité, et le consentement présumé.
Le consentement présumé signifie que nous sommes tous considérés donneurs, sauf si nous avons exprimé notre refus. Celui-ci peut être enregistré sur le Registre National des Refus ou exprimé par écrit, ou encore confié à un proche de notre vivant. Le refus peut concerner une partie ou tous les organes et tissus.
Le don ne change pas la possibilité d’organiser les rites culturels et les obsèques en fonction des volontés de chaque donneur.
Il n’existe pas de contre-indication de principe au don que l’on soit jeune, âgé, en bonne santé ou porteur de maladie chronique. En cas de décès, l’équipe se charge d’étudier, au cas par cas, la faisabilité d’un don. Dans le cas d’un potentiel don, le RNR est systématique interrogé et vos proches sont sollicités par l’équipe afin de recueillir le témoignage et le positionnement du défunt.
Lors d’un prélèvement, le respect de l’intégrité corporelle du donneur est un principe fondamental pour les équipes. Ainsi, après un prélèvement d’organes ou de tissus, le corps du donneur n’affiche aucune trace visible du don. La famille peut ainsi se recueillir et débuter le deuil comme pour tout autre décès.